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Accueil > Actus > Actualités du Centre de Documentation > Ils sont venus nous voir !

Elisabeth Barham, chercheuse américaine

La semaine du 20 au 27 Octobre 2014, accueil d’une chercheuse américaine : Mme Elisabeth Barham, pour un travail sur l’alimentation, les origines et la qualité.

Découvrez le travail d’Elisabeth Barham sur le site :

http://www.aopcentral.us/

Esther Ngah, professeur à l’Université de Ngaoundéré au Cameroun en visite, afin de coordonner un inventaire des productions agricoles et alimentaires traditionnelles du Cameroun.


Esther Ngah, professeur à l’Université de Ngaoundéré au Cameroun est missionnée par le Centre International de recherche sur les traditions et les langues africaines, dont le siège est à Yaoundé, pour coordonner un inventaire des productions agricoles et alimentaires traditionnelles du Cameroun. Elle est venue rendre visite à Laurence Bérard à Bourg-en-Bresse les 13, 14 et 15 janvier pour échanger sur la méthodologie à mettre en place pour l’inventaire et faire une recherche documentaire au centre de documentation.

Master Food Identity de l'ESA sur Alimentec du 12 au 16 octobre 2015

Master Food Identity de l’ESA sur Alimentec du 12 au 16 octobre 2015

Les 31 étudiants du monde entier que rassemble le Master Food Identity de l’Esa (Ecole Supérieure d’Agriculture) d’Angers sont venus du 12 au 18 octobre 2015 sur Alimentec au Centre de Recherche et de Documentation "Ressources des terroirs" pour une semaine d’enseignement, de recherches documentaires et de terrain sur les productions agricoles et alimentaires d’origine, organisé par l’Isara de Lyon et le Centre de Recherche et de Documentation "Ressources des terroirs" de Bourg-en-Bresse.
Ils ont eu des cours, ont pu exploiter les richesses du Centre de documentation pour nourrir leur projet de recherche. Ils ont aussi découvert un certain nombre de productions locales et les démarches de valorisation qui leur étaient associées sur les territoires de la Dombes et de la Bresse.
Ils ont ainsi assisté à une pêche d’étang et pu avoir des informations sur la marque collective "Poissons de Dombes". Ils ont rencontré Mr. Putet et Mr. Basset, respectivement président et directeur de la beurrerie de Foissiat-Lescherou et très impliqués dans la démarche d’Appellation d’Origine Protégée "Beurre et Crème de Bresse". Ils ont pu également discuter longuement avec un éleveur de volaille, partie prenante de l’AOP "Volaille de Bresse". Ils ont visité le point de vente fermier Fermandise à Saint-Denis-Les-Bourg, une autre façon de valoriser les productions locales.

Diaporama de la visite du master Food Identity de l’ESA en octobre 2015 à Ressources des terroirs
Les étudiants Génie Biologique

Les étudiants Génie Biologique

Les étudiants de première année de l’IUT de l’Université Claude Bernard Lyon I Département Génie Biologique, présents sur Alimentec ont pu bénéficier d’une présentation du Centre Ressource des terroirs, emmené par Pascal Dupeux, leur enseignant. Ils pourront en profiter pour leurs travaux à venir sur les aliments.

Fête de la science : découverte du centre de documentation

Fête de la science : découverte du centre de documentation

250 personnes sont venues découvrir le Centre de documentation Ressources des terroirs à l’occasion de la fête de la science qui s’est déroulé sur Alimentec les 10 et 11 octobre 2015. L’équipe s’investit chaque année depuis le début de cette manifestation dans l’Ain (Elle existe en France depuis 1992).

Hommage à Juliana Santilli

Hommage à Juliana Santilli

Juliana Santilli était juriste, procureur et chercheur, spécialisée dans le droit du patrimoine environnemental et culturel et dans les politiques publiques. Chercheur associée au Centre de développement durable à l’Université de Brasilia, elle a fondé le Brazilian civil society organization Instituto Socioambiental
(www.socioambiental.org).

Juliana était venue travailler à plusieurs reprises au Centre Ressources des terroirs à Bourg-en-Bresse dans le cadre des recherches qu’elle menait sur les fabrications fermières au lait cru et le droit des populations à disposer de leur patrimoine alimentaire dont les fromages brésiliens au lait cru font partie.
Elle a contribué à enrichir notre fonds par de nombreux dons d’ouvrages sur le patrimoine alimentaire brésilien.

Elle nous a quitté le 18 novembre 2015. Un hommage lui a été rendu le 28 janvier 2016 à l’université de Brasilia en présence de Laure Emperaire (IRD, França), Márcio Santilli (ISA), Nurit Besunsan (Biolúdica) e Raul Valle (SEMA/GDF).

Elle est l’auteur de l’ouvrage Agrobiodiversity and the Law : regulating genetic ressources, food security and cultural diversity (Earthscan, 2012) disponible au Centre Ressources des terroirs, parmi d’autres de ses travaux.

Sélection bibliographique des travaux de J. Santilli
Venue de Bérénice Giehl Zanetti von Dentz pour sa thèse sur les productions artisanales du sud du Brésil

Venue de Bérénice Giehl Zanetti von Dentz pour sa thèse sur les productions artisanales du sud du Brésil

Toute l’Europe du sud compte énormément de produits à signes de qualité. Le fait que non seulement les expériences mais également les travaux sur les signes de qualité et sur les indications géographiques soient bien développés en France, a motivé la destination de son séjour.

- Le contexte brésilien est caractérisé par la prégnance des aspects sanitaires et d’une réglementation qui limite la vente des produits artisanaux, charcuterie, fromage ou pain, mais aussi l’usage du lait cru dans la fabrication du fromage par exemple. Prenons l’exemple du pain de maïs qui se fait à São Bonifacio et est très traditionnel. On le réalise à partir de la farine du maïs du Carac ; on y mélange des patates douces cuites dans des feuilles de banane. Or l’utilisation des feuilles de banane est interdit par la législation sanitaire. Pourtant elles servent non seulement de contenant mais elles confèrent une saveur particulière au pain. Elles en prolongent la conservation en aidant à garder l’humidité. Il est aussi obligatoire de fournir une information nutritionnelle sur l’emballage qui pose évidemment problème pour ce type de produit qui est alors condamné à rester dans la clandestinité. Or de plus en plus de consommateurs souhaitent se procurer ces produits locaux, artisanaux.

- Dans le cadre de sa thèse, intitulée « Meios, processos e produtos alimentares artesanais na Grande Florianopolis : entre a tradição e a inovação » et réalisée sous la direction du Prof. Dr. Clécio Azevedo da Silva, au département de géographie de l’Université Féréral de Santa Catarina (UFSC) (http://ppggeo.ufsc.br/), Bérénice voudrait mieux comprendre de l’intérieur le système de protections de la qualité et de l’origine développé en France pour voir si elles seraient adaptées au contexte brésilien. Il s’agit notamment pour elle de pouvoir évaluer si ces démarches sont une bonne chose pour les producteurs et artisans qu’elles concernent ; si elles leur ouvrent des marchés ou tend à leur fermer.
Elle interrogera les adaptations éventuelles liées à l’adoption des signes de qualité : qu’est ce qui change pour les producteurs et artisans quand ils adoptent ce type de valorisation ? Est-ce que leurs modes de fabrication évoluent ? Elle sera ainsi amener à rencontrer et s’entretenir tant avec des producteurs qu’avec des artisans français. Les permanences dans les modes de fabrication traditionnelle des aliments l’intéressent tout particulièrement.

- Les Indications géographiques existent au Brésil et sont un succès pour les vins par exemple. Pour l’Institut du Patrimoine Historique et Artistique et du Patrimoine Immatériel (IPHAN). La Baianas Acarajé (farine de haricot) ou les fromages Minas sont considérés comme relevant du patrimoine immatériel.
Mais les aspects juridiques de la prise en compte de ce patrimoine alimentaire sont encore peu clairs pour l’institut de propriété industrielle (un équivalent de l’inao) (INPI).

-  Le vide concernant les modes de production rend l’entrée par les savoir faire pertinente. En tant qu’enseignante en gastronomie, avec la spécialisation de boulangerie-pâtisserie à l’Institut Fédéral de Santa Catarina à Florianopolis (http://continente.ifsc.edu.br/), Bérénice est à la fois bien sensibilisée et bien armée pour aborder ces aspects liés à la technologie qui font défaut : comment procéder pour enregistrer une recette ? Il faut être capable de comprendre les techniques anciennes et leurs adaptations.

- Elle a déjà mené des travaux sur la transmission de ces produits menacés et mis en place des actions originales pour y parer en travaillant avec une nutritionniste sur la question de la réglementation liée à l’étiquetage.
Elle a en effet consacré un travail universitaire aux conditions du maintien et de la transmission de l’alimentation issue de la migration allemande au 19ème siècle qui marque fortement les habitudes alimentaires et les plats de cette région du sud du Brésil. Dans cet ouvrage « Sabores da tradiçao » qui va bientôt paraître (https://issuu.com/eduardosantos11/docs/sabores_da_tradicao_pequeno), les recettes choisies sont présentées en lien avec la famille qui les a conservé et qui réalise. Autour d’un plat, d’un aliment, on appréhende aussi une histoire de vie.
Pour ce faire, elle a mené des enquêtes de terrain en s’installant sur la longue durée dans les villages pour bien comprendre les modes de faire de plats traditionnels relevant de la culture alimentaire locale et dans lesquels les communautés se reconnaissent. Elle a appris auprès de personnes ressources repérées comme telles par les communautés et s’est fait expliquer des recettes traditionnelles qu’elle a ensuite mises à l’écrit mais également chercher à diffuser au sein des communautés par le biais d’ateliers-cuisine.

- Ce travail permet le transfert des savoir faire familiaux à un plus large public.
Mais il s’agit aussi de mieux armer les artisans eux-mêmes dans tout ce qui relève du sanitaire et de chercher une adaptation des normes industrielles à l’échelle de ces productions confidentielles.

Il y a de gros enjeux à être capable d’identifier les modes de faire artisanaux et leur spécificité dans le contexte de l’industrialisation de l’alimentation et de la place des stratégies de marketing qui cherchent à vendre comme artisanal un produit industriel.


Venir nous voir

Ouvert à tous,
le Centre de Documentation vous accueille :

du lundi au vendredi
de 9h à 12h et de 14h à 17h

sur le Technopôle ALIMENTEC,
rue Henri de Boissieu,
01000 Bourg-en-Bresse.

04 74 45 52 07
communication@ethno-terroirs.cnrs.fr